Revoir les mots, mais pas tout de suite
On oublie vite ce qu'on vient d'apprendre, sauf si on le revoit au bon moment. Ce que la psychologie de la mémoire a établi, et ce que Lexikit en fait.
Le Mode autonome garde les mots à retravailler de chaque enfant. Ce choix s'appuie sur deux résultats de la psychologie de la mémoire, que le guide Eduscol du vocabulaire en maternelle reprend pour la classe.
La courbe de l'oubli
On apprend vite et on oublie vite : c'est la courbe de l'oubli. Chaque révision ralentit l'oubli suivant. Le guide Eduscol pour enseigner le vocabulaire à l'école maternelle (2020) en tire la conséquence : « L'apprentissage répété à intervalles réguliers améliore la mémorisation » (page 30).
Espacer les révisions
Revoir un mot dix fois le même jour fonctionne moins bien que le revoir autant de fois sur plusieurs jours. C'est l'effet d'espacement, ou de pratique distribuée. Émilie Gerbier et ses collègues en ont publié une revue en français en 2015, dans L'Année psychologique, et Stanislas Dehaene en fait l'une des conditions de la consolidation dans Apprendre ! (2018). Le bon moment pour revoir un mot est celui où l'on commence à l'oublier, car l'effort pour le retrouver le fixe davantage.
Se tester
Essayer de se souvenir est plus efficace que relire : c'est l'effet de test. Stanislas Dehaene (2018) l'explique par l'engagement actif, l'un des piliers de l'apprentissage, avec l'attention, le retour sur l'erreur et la consolidation. Pour un jeune enfant, cela veut dire nommer l'image avant d'entendre le mot, ou chercher la carte de mémoire avant de la retourner. Les jeux de mémoire et les activités où l'on dit le mot jouent ce rôle.
En pratique
Un loto le lundi, un memory le mercredi et une fiche le vendredi valent mieux qu'une heure de vocabulaire le lundi. Revenir de temps en temps sur les mots d'il y a trois semaines vaut mieux que passer toujours aux suivants. Lexikit garde vos anciens supports, prêts à être rejoués.

